Le droit individuel à la formation est le droit pour tout salarié de bénéficier d’un crédit d’heures destiné à la formation, l’utilisation de ce crédit d’heures devant faire l’objet d’un accord avec l’entreprise qui finance intégralement les coûts de formation.
Le DIF est donc un dispositif qui comprend :
- un crédit d’heures individuel pour la formation ;
- un droit d’initiative du salarié pour suivre une formation ;
- des possibilités de formation dans le temps de travail ou en dehors du temps de travail ;
- la prise en charge de la formation par l’entreprise.
Mais il ne s’agit pas d’un droit à la formation au sens où la formation choisie par le salarié pourrait être imposée à l’entreprise.
Tous les salariés bénéficient-ils du DIF ?
Le DIF est un un droit dont bénéficient :
- tous les salariés titulaires d’un contrat de travail à durée indéterminée ;
- les salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée.
Quels sont les salariés exclus du bénéfice du DIF ?
Sont exclus du bénéfice du DIF :
- les apprentis ;
- les bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation (C. trav., art. L. 933-1).
En effet, ces salariés disposent d’un contrat à l’intérieur duquel ils sont déjà droit à une formation.
Dans quelles conditions le droit au DIF est-il ouvert ?
Le droit à DIF est ouvert sous réserve d’une condition d’ancienneté :
- pour les salariés en CDI, l’ancienneté requise est d’un an (C. trav.,art. L. 933-1) ;
- pour les salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée, l’ancienneté requise est de quatre mois sur une période de douze mois, que les contrats soient consécutifs ou non (C. trav., art. L. 931-20-2 et L. 931-15).
Remarque :
L’ancienneté des salariés en CDD s’apprécie à l’intérieur de la même entreprise.